Félix Castan
découvrit la portée de la langue occitane et la littérature exprimée
dans cette langue dès les années 1940. Il entreprit alors un patient
travail d'étude et de recherche.
L'Occitanisme
Argumentari
est le livre qui reprend des textes critiques écrits en occitan entre
1943 et 1959. Il s'agit d'un "retour aux sources de l'occitanisme,
une littérature et sa langue", retour qui se veut une "justification
à posteriori de l'institution fondatrice" de l'Institut d'Etudes Occitanes
avec Ismaël Girard et Max Rouquette. A partir des années 1950, Félix
Castan s'est investi à Montauban dans plusieurs activités culturelles
complémentaires : le festival de Montauban, les éditions
Cocagne, le Centre International de Synthèse du Baroque,
le forum des identités communales, la mòstra del Larzac,
Montauban Caméra, les Assises Nationales de la Décentralisation
Culturelle.
La décentralisation
culturelle
Cette activité a toujours été liée à une réflexion sur la culture
et à l'écriture d'articles. La théorisation de la décentralisation
culturelle est issue de l'ensemble de la démarche et l'on retrouve
le cœur de cette pensée dans le fameux Manifeste
Multiculturel (et anti-régionaliste) publié
en 1984. En
1998, Félix Castan a publié la suite du Manifeste : Le
vouloir d'une ville. La décentralisation culturelle en est
toujours l'idée maîtresse. Parallèlement à ses nombreuses activités,
Félix Castan a toujours travaillé sur la littérature occitane qui
était le point de départ de toute sa réflexion.
Les troubadours
En
tant que fondateurs de cette littérature, les troubadours ont bien
sûr un rôle incontournable. Félix Castan leur consacrait de nombreuses
conférences se référant toujours aux travaux de René Nelli. Il a publié
en 1997 un ouvrage voulant montrer toute la portée et l'actualité
de l'œuvre des troubadours : Jeunesse
des troubadours. Les dernières années de la vie de Félix Castan
ont été marquées par de nombreuses conférences dont il a souhaité
rassembler les textes dans plusieurs ouvrages intitulés "Carnets de
route de Félix-Marcel Castan" et publiés de 1997 à 2000. Six ouvrages
au total :
Deux petits ouvrages reprennent l'idée chère à Félix Castan d'une multiculturalité
vécue dans un cadre politique unique :
Olympe de Gouges
Enfin, parmi les œuvres de Félix Castan, il faut citer la "résurrection"
des écrits et de la vie d'Olympe de Gouges, née à Montauban
en 1748 et guillotinée à Paris en 1793. Celle que l'on peut considérer
comme la première féministe avait écrit de nombreux textes,
parmi lesquels des pièces de théâtre du premier intérêt. 12 de ces
pièces dont les textes n'ont pas été détruits ont été publiées par
Félix Castan et son épouse Betty dans le tome des œuvres d'Olympe
de Gouges consacré au théâtre. Un petit fascicule présente "Olympe
de Gouges par elle-même". Et enfin une affiche reproduit le texte
de l'illustre "Déclaration des droits de la Femme" écrite par Olympe
de Gouges.
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